Des Etats généraux de l’inclusion à Neuchâtel

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Afin de trouver des pistes pour mettre en œuvre la nouvelle Loi sur l’inclusion et l’accompagnement des personnes vivant avec un handicap (LInCA), le Canton de Neuchâtel a organisé des Etats généraux de l’inclusion le 1er avril dernier. insieme Neuchâtel a participé à la journée en tant qu’organisation de proches de personnes en situation de handicap.

Le Canton de Neuchâtel a organisé des Etats généraux de l’inclusion le 1er avril dernier. Le but de cette journée ? Rassembler les parties prenantes pour discuter de thèmes tels que l’inclusion professionnelle, l’autodétermination dans le logement ou l’exclusion sociale.  Il s’agissait de susciter des pistes de réflexion pour la mise en œuvre de la nouvelle Loi sur l’inclusion et l’accompagnement des personnes vivant avec un handicap (LInCA). Les participant·e·s ont également pu faire la connaissance de Nathalie Christen, qui vient d’être nommée au nouvellement créé poste de préposé·e à l’inclusion.

De nombreuses personnes de dos réunies dans une salle écoutent une intervenante.

Des Etats généraux sur la thématique de l’inclusion ont réuni à Neuchâtel de nombreuses personnes impliquées pour celle-ci.

Revendications des proches aidant·e·s

« Le fait d’être inclus dans l’organisation de la journée et d’être reconnus comme interlocuteurs  par le Conseil d’Etat sur ces questions est extrêmement positif pour nous. Il s’agit maintenant de surfer sur la vague créée par cette nouvelle loi pour maintenir un dialogue avec les autorités et obtenir des améliorations », souligne Virginie Haussener, secrétaire générale d’insieme Neuchâtel, organisation qui, à cette occasion, a co-animé un atelier sur les proches aidant·e·s avec Pro Infirmis Jura-Neuchâtel

Et le résultat de l’atelier montre que ces améliorations sont plus que nécessaires. Parmi les constats de ses participant·e·s : le manque de vue d’ensemble sur les prestations disponibles, mais aussi la méconnaissance du handicap au sein de la population. Les participant·e·s ont également souligné l’importance des offres mises sur pied par les organisations de personnes en situation de handicap, qui permettent aux familles de souffler. La mauvaise prise en charge médicale des personnes en situation de handicap par le personnel de soin, qui méconnaît souvent leurs besoins, a également été évoquée.

Plus de reconnaissance et de soutien

Les propositions d’amélioration faites au Conseil d’Etat par les participant·e·s de l’atelier sont sans équivoques : une information claire et centralisée de la part du canton sur les prestations auxquelles ont droit les proches aidant·e·s. De même que sur les services auxquels s’adresser en fonction de sa situation. Un soutien (financier) de la part du canton aux organisations proposant des prestations aux personnes en situation de handicap et à leurs proches a également été demandé. Les participant·e·s  ont également mentionné le souhait que le statut de proche aidant·e·s soit mieux reconnu. La création d’un poste de préposé·e à l’accueil des personnes en situation de handicap dans les hôpitaux vient compléter les pistes proposées au Conseil d’Etat.

La manière dont les propositions des participant·e·s seront mises en œuvre concrètement par le Canton est encore ouverte. Tout comme les moyens alloués à la mise en œuvre de la nouvelle loi, afin qu’elle ne reste pas lettre morte.

 

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