Oui à la formation professionnelle

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Hier, Christine Bulliar-Marbach et Christion Lohr ont demandé une plus grande transparence et des conditions équitables pour la formation professionnelle des jeunes avec un handicap. Avec succès : leurs deux postulats ont clairement reçu le soutien du Conseil national. Deux requêtes qu’insieme appuie totalement.

Soutien des revendications d’insieme

insieme est heureuse. Deux ans après le dépôt des postulats de Christian Lohr et de Christine Bulliard-Marbach, le Conseil national s’est aujourd’hui clairement positionné en faveur des requêtes des deux Conseillers nationaux PDC.

Le Conseil fédéral se voit dans le devoir de vérifier si la pratique de l’AI en vigueur depuis 2011 au niveau de la formation professionnelle des jeunes avec un handicap est conforme d’un point de vue légal. Il demande également au Conseil fédéral davantage de transparence sur les prestations de l’AI octroyées à la formation de ces jeunes.

Crainte d’un démantèlement

A l’origine de ces deux postulats se trouve une crainte. Celle de voir la formation professionnelle des jeunes en situation de handicap démantelée avec l’instauration de la nouvelle pratique de l’AI. Celle-ci est en vigueur depuis 2011.

insieme partage cette préoccupation avec Christine Bulliard et Christian Lohr.

L’AI limite de plus en plus l’octroi de prestations pour une deuxième année de formation professionnelle. Elle les subordonne aux perspectives d’insertion des jeunes concernés sur le marché ordinaire de l’emploi.

Marginalisation des jeunes handicapés

Le raccourcissement de la durée de formation touche les jeunes qui ont justement besoin de plus de temps que les autres pour apprendre. Aucune autre formation ne fait l’objet d’une interruption lorsque les apprenants sont en mesure d’atteindre les objectifs de ladite formation.

Les jeunes concernés, dont la plupart présentent un retard dans le développement, sont ainsi déjà mis sur la touche avant même d’avoir atteint l’âge adulte. Et une qualification professionnelle leur est également refusée lorsqu’ils travaillent plus tard « seulement » dans un atelier protégé.

Démantèlement confirmé

Cette inquiétude par rapport au démantèlement de la formation professionnelle des jeunes en situation de handicap n’est pas sans fondements. Durant l’année 2014/15, près de 40 % des apprenants n’ont en effet pas obtenu le soutien de l’AI pour une 2e année de formation. Comme le montre des chiffres publiés par INSOS cette semaine.

Nécessité de corrections

Les Conseillers nationaux Christine Bulliard-Marbach et Christian Lohr s’engagent au sein du Conseil national en faveur des personnes en situation de handicap. Grâce à leurs postulats et à leur grande ténacité, ils ont réussi à faire prendre conscience au Parlement de la nécessité de corriger la pratique en vigueur au niveau de la formation professionnelle des jeunes en situation de handicap.

Ils ont convaincu le Conseil national qu’une pratique qui va à l’encontre des jeunes en situation de handicap n’est pas compatible avec le principe d’égalité et la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées.

Le résultat d’aujourd’hui laisse espérer que les jeunes en situation de handicap soient considérés comme des personnes qui ont des talents, des intérêts et des aspirations professionnelles et qui sont motivées à travailler.

Peu avant la votation d’hier, les trois organisations insieme, Procap et Association Cerebral ont lancé un appel aux députés et députées du Conseil national, leur demandant d’accepter les postulats de Chritine Bulliard-Marbach et Christian Lohr.