Remboursement des procréations assistées

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Dans son édition du 14 septembre dernier, l’hebdomadaire alémanique Sonntagszeitung a relayé une demande du réseau d’entraide Kinderwunsch. Le réseau – qui représente les intérêts de couples dont le désir d’enfant n’est pas comblé – demande que les frais occasionnés par une procréation assistée soient à l’avenir pris en charge par les caisses maladie. Et prétend qu’une telle prise en charge permettrait une baisse des coûts.

Demande de prise en charge

A peine une semaine après que le Conseil des Etats s’est prononcé en faveur d’un accès illimité au diagnostic préimplantatoire (DPI) lors de procréations médicalement assistées, l’organisation Kinderwunsch demande une prise en charge par les caisses maladie de tous les coûts engendrés par une procréation médicalement assistée.

Selon la Sonntagszeitung, une telle motion aurait déjà été déposée auprès de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Economies peu probables

L’organisation prétend que les caisses maladie pourront économiser des millions, car il sera possible de n’implanter qu’un seul embryon au lieu de plusieurs. Le nombre de grossesses multiples sera ainsi réduit et les éventuels coûts de traitement liés à ces grossesses ainsi évités.

Pour insieme, l’argument est discutable : il est en effet peu vraisemblable que l’accès à de nouveaux tests et procédés coûteux permette de faire des économies.

L’argumentaire passe de plus sous silence le fait que ce procédé demande l’acceptation par le peuple d’un changement de la Constitution pour permettre la conservation des embryons surnuméraires.

Nouveaux coûts en vue

La prise en charge par les caisses maladie présentera sans doute un attrait supplémentaire en faveur du recours à la procréation assistée. Il est peu probable que le nombre de procréations assistées reste à 6000 par année.

Ainsi, certaines caisses maladie estiment plutôt que le nouveau procédé engendrera des coûts supplémentaires sur l’assurance de base.

Autres développements…

Les possibilités médicales vont toujours plus loin. Par exemple, suite au débat sur le DPI, la discussion devrait bientôt se poursuivre et aborder les dons d’ovule et la maternité de substitution.

Ici aussi, des demandes en faveur d’une prise en charge des frais par les caisses maladie sont à prévoir.

Illustration : Kornel Stadler, kornel.ch