Des proches comme assistant·e·s

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La Commission sociale du Conseil des États veut que les services d’aide fournis par les proches puissent à l’avenir être rémunérés dans le cadre de la contribution d’assistance de l’AI. Elle a donné suite à une initiative parlementaire du conseiller national Lohr allant dans ce sens. insieme Suisse et Inclusion Handicap se félicitent de cette décision favorable.

« Grâce à la décision prise aujourd’hui par la Commission sociale du Conseil des États, l’aménagement de la contribution d’assistance permet de tenir compte des réalités d’un plus grand nombre de personnes en situation de handicap. Vu la multitude des contextes individuels, l’instrument de la contribution d’assistance doit pouvoir s’adapter aux différentes situations de vie », souligne Maya Graf, coprésidente d’Inclusion Handicap. Les conseillères et conseillers aux États reconnaissent ainsi l’importance de l’autodétermination et du libre choix des personnes en situation de handicap concernées.

Une mère aide son fils allongé sur un canapé.

 Les proches apportent un soutien important et devraient aussi pouvoir être engagés comme assistant·e·s. © Vera Markus

Favoriser l’autodétermination et la responsabilité individuelle

La contribution d’assistance permet aux personnes en situation de handicap ayant régulièrement besoin d’aide d’engager des personnes chargées de les assister dans les actes de la vie quotidienne, dans le ménage ou encore dans l’exercice d’une activité lucrative ou honorifique. Une personne majeure y a droit si elle perçoit une allocation pour impotence et vit chez elle. Le but de la contribution d’assistance est de favoriser l’autodétermination et la responsabilité individuelle.

 

Maintenant les proches sont exclus

Aujourd’hui, il n’est pas possible d’engager des proches directs (parents, enfants, grands-parents et partenaire) comme assistant·e·s. Ce malgré le constat que l’aide fournie par les proches constitue souvent, dans la situation de prise en charge quotidienne, une solution évidente et efficace. Dans certaines situations de vie, cet obstacle restreint inutilement le recours à la contribution d’assistance. De nombreuses personnes concernées ont du mal à trouver des assistant·e·s externes, notamment en vue de leur fournir des services d’aide irréguliers ou durant la nuit. En outre, elles engagent parfois à contrecœur des tierces personnes externes pour des services d’aide touchant à leur intimité (p. ex. pour des soins corporels).

La flexibilisation de la contribution d’assistance est une contribution importante pour permettre aux personnes en situation de handicap d’organiser leur vie de manière autonome. Inclusion Handicap suivra donc de près les prochaines étapes vers la mise en œuvre concrète de l’initiative parlementaire Lohr.

Communiqué d’Inclusion 

insieme-Info sur la contribution d’assistance