Handicap lourd : pour un meilleur soutien

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insieme salue la proposition de révision de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-CN). Elle demande que les familles qui soignent leurs enfants lourdement handicapés à la maison soient mieux soutenues. insieme demande cependant que cette amélioration soit aussi valable pour les soins prodigués lors d’un séjour de l’enfant à l’hôpital.

Les soins à domicile pour les enfants handicapés exigent généralement beaucoup de temps et de force, tant physique que psychique, aux parents. La charge financière peut également être importante.

Le soutien jusqu’à maintenant accordé pour les soins supplémentaires ne permet pas de payer un prestataire de service externe.

Pour un allègement réel

Suite à la mise en œuvre de l’initiative parlementaire déposée en 2011 par Rudolf Joder (UDC), la CSSS-CN a déposé les propositions d’amélioration en consultation. Elle entend également augmenter le supplément pour soins intenses pour ces enfants.

insieme salue en particulier la proposition de minorité de la commission d’accorder aux familles concernées 940 francs par mois. Ce montant permettrait aux familles soit de réduire son activité professionnelle soit de faire appel à une assistance ou un service d’aide et de soins à domicile, ou toute autre offre d’allègement externe.

Aussi dans les hôpitaux

Parallèlement insieme exige que disparaisse une limitation injuste. En effet, à l’heure actuelle pour les jours que passent les enfants en hôpital, les parents ne peuvent recourir à aucune aide de l’allocation pour impotent, ni du supplément pour soins intenses. insieme demande d’effacer cette limitation de la Loi AI.

Le séjour d’un enfant à l’hôpital ne représente pas allègement pour les parents. Cette situation apporte au contraire une charge émotionnelle et financière supplémentaire. Surtout pour les enfants lourdement handicapés, il est indispensable que les parents soient présents à l’hôpital et suivent leur enfant. Que ce soit parce que l’enfant ne peut pas s’exprimer ou parce que le personnel de l’hôpital ne peut pas fournir l’attention particulière dont il a besoin.

Il est aux yeux d’insieme injuste et intenable que le soutien financier soit justement supprimé lors de ces séjours.