Le 14 juin : insieme dit NON

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C’est officiel : nous voterons le 14 juin 2015 sur la modification de la Constitution sur la procréation médicalement assistée et au génie génétique dans le domaine humain. La modification autorisera la diagnostic préimplantatoire (DPI). insieme Suisse veut empêcher une sélection systématique des embryons in vitro et recommande de voter NON.

Cette votation populaire concerne l’article 119 de la Constitution fédérale. Cet article constitutionnel réglemente les conditions-cadres pour le recours au diagnostic préimplantatoire (DPI). Le DPI consiste à examiner les embryons sur le plan génétique avant de les transplanter dans l’utérus de la femme en vue d’une grossesse.

Actuellement, le DPI est interdit en Suisse. L’interdiction est inscrite dans la Loi sur la procréation médicalement assistée.

Eviter la sélection systématique

En décembre, le Parlement a adopté une nouvelle loi sur la procréation médicalement assistée. Cette nouvelle mouture va trop loin aux yeux d’insieme Suisse.

La nouvelle loi veut en effet autoriser le screening-chromosomique. Cela signifie que les embryons pourront être systématiquement testés in vitro et détruits en cas de présence d’une malformation chromosomique.

Pour que cette nouvelle loi entre en vigueur, il faut modifier l’article 119 de la Constitution fédérale. C’est l’objet de la votation du 14 juin 2015. Pour éviter la sélection systématique, insieme Suisse recommande de voter NON le 14 juin à la modification de la Constitution.

Pour un recours limité au DPI

insieme se positionne contre un dépistage systématique. insieme n’est cependant pas contre le recours au DPI en cas de maladies héréditaires graves.

C’est pourquoi, elle demande une nouvelle loi. Cette loi devrait permettre le recours au DPI en cas de maladie héréditaire grave, tout en interdisant fermement le dépistage systématique des embryons in vitro.

Solidarité avec les personnes handicapées

insieme se bat pour que, aussi dans le futur, la société accepte les personnes handicapées sans condition. Et pour que les parents d’enfants handicapés puissent compter sur la solidarité sans faille de la société.