Stéphane Chapuisat en entretien

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Stéphane ChapuisatC’est peut-être le plus grand des joueurs suisses. Il est le seul à avoir remporté la Ligue des Champions en jouant lors de la finale. C’était en 1997 avec le Borrussia Dortmund. Club avec lequel il a aussi remporté deux fois le championnat d’Allemagne. Attaquant hors pair, il reste à ce jour le second meilleur buteur étranger de la Bundesliga avec 108 buts à son actif. Il sera le 11 septembre sur la pelouse du Stade de Suisse pour soutenir le tournoi insieme!Cup et signer des autographes.

Que faites-vous depuis que vous avez arrêté la compétition en 2006 ?
J’ai fait plusieurs choses. Depuis deux ans, je travaille pour Young Boys (YB). J’entraîne les attaquants des équipes de jeunes, c’est-à-dire des jeunes âgés de 14 à moins de 21 ans. Et depuis janvier de cette année, j’occupe également la fonction de recruteur. Je vais voir les matchs pour repérer d’éventuels futurs joueurs pour le club, tant pour les équipes juniors que pour la première.

Le tournoi insieme!Cup se déroule au Stade de Suisse… Vu que vous avez joué pour YB et que vous travaillez pour YB, peut-on dire que le tournoi se déroule un peu sur votre pelouse ?
Oui, on peut dire ça. Je passe pas mal d’heures dans ce stade avec tous les entraînements que j’y donne. Et je me sens bien ici. Maintenant, si j’ai bel et bien évolué avec YB, je n’ai jamais joué en tant que professionnel au Stade de Suisse. En tant que footballeur pro, j’ai toujours joué dan l’ancien stade, le Wankdorf.

Au Stade de Suisse, la pelouse est synthétique… Quels sont les avantages et les désavantages d’une telle pelouse ?
Ce qui est bien avec le synthétique, c’est qu’on peut toujours jouer et toujours s’entraîner, même quand il pleut. Et c’est bien, parce qu’en Suisse, on n’est jamais très sûr avec la météo. Une pelouse synthétique demande juste qu’on l’arrose un peu si le temps est trop sec et c’est tout.

Et pour le toucher de la balle ?
Comme je l’ai dit, je n’ai jamais joué sur une telle pelouse durant ma carrière pro… Mais bon, je dirais que c’est une question d’habitude. Il faut juste s’habituer et c’est bon.

Est-ce que vous pratiquez encore le foot ?
Oui, je joue en ligue senior à Malley avec des anciens copains. Le FC Etoile Sportive Malley a été mon premier club de première ligue. J’ai rejoins ensuite le Lausanne Sport.

Vous rejouez avec vos collègues de l’époque ?
Oui, avec quelques-uns. Et puis aussi avec d’autres amis footballeurs ayant évolué dans d’autres clubs. On se retrouve là-bas.

Le 11 septembre, vous venez soutenir les joueurs et joueuses en donnant une heure d’autographes. Pourquoi cet engagement ?
C’est toujours bien d’aider des associations. Et comme la manifestation se déroule dans le Stade de Suisse et que c’est du foot, cela me parle aussi. C’est cela qui m’a motivé à venir.

Vous connaissiez insieme ?
J’en avais entendu parler. Je savais que c’était une association, mais je n’aurais pas pu dire dans quel domaine d’activité.

Quel est votre rapport au handicap mental ?
Mon rapport… Et bien, disons que je n’en ai pas vraiment. Bon, je ne veux pas dire que je ne rencontre jamais de personnes avec un handicap mental, mais je n’ai jamais vraiment eu de contact.

Vous ne connaissez pas le monde du handicap mental, mais vous venez le 11 septembre… Pour certains le pas ne serait pas facile à faire. N’avez-vous aucune appréhension à rencontrer ce public ?
Je peux m’imaginer que ce n’est pas forcément facile de rentrer en contact avec des personnes handicapées quand on n’a pas l’habitude. Mais je n’ai aucune appréhension. Je viens pour leur faire plaisir et pour faire plaisir au public.

Si je vous dis intégration des personnes mentalement handicapées, à quoi pensez-vous ?
Je pense d’abord que ce n’est pas facile. Là où j’habite, il y a un atelier. Je les vois parfois aller au travail. C’est bien qu’il y ait ce genre de structures afin d’intégrer les personnes dans une activité productive. Cela donne de la dignité. Il est important de tirer le meilleur de chacun. Mais il faut que ce soi bien pour les deux côtés, tant pour elles que pour les autres. Voilà ce que je comprends, par exemple, par intégration.

Si vous deviez donner un conseil de pro à une jeune ou à un jeune désireux de progresser en foot, quel serait-il ?
Il faut déjà qu’il ait la passion et l’envie de progresser. Après, je dirais simplement qu’il doit s’entraîner, s’entraîner, s’entraîner et s’entraîner.

Autant que ça ?
Quand on a la passion, il n’y a pas de beaucoup ou de trop. On le fait automatiquement. C’est ça la passion.

Stéphane Chapuisat sera présent sur la pelouse du Stade de Suisse le 11 septembre, l’après-midi.