La trisomie 21, une infirmité congénitale

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Avec sa motion, le conseiller des Etats socialiste Roberto Zanetti demande que la trisomie 21 soit intégrée à la liste des infirmités congénitales. Sa demande bénéficie d’un large soutien chez les parlementaires. Ce dont se réjouit insieme.

Les maladies et handicaps inscrits sur la liste AI des infirmités congénitales bénéficient d’un soutien de l’AI en cas de traitement médical. La trisomie 21 ne fait toujours pas partie de cette liste.

Conditions remplies

Cette absence est totalement incompréhensible pour Roberto Zanetti. C’est pourquoi, il a déposé une motion. « On peut partir du principe qu’une trisomie 21 représente un handicap au niveau de la santé physique, mentale ou psychique, qu’elle engendre généralement le recours à des traitements médicaux et qu’elle conduit à une incapacité de travail, du moins partiellement. De plus, il est indéniable que la trisomie 21 est là dès la naissance.La trisomie 21 répond donc à toutes les conditions préalables énoncées par l’ordonnance pour être intégrée à la liste des infirmités congénitales. »

Reconnaissance de la société

Outre les aspects formels, le politicien avancent également des raisons concernant la société. Pour lui, les parents qui refusent de faire un test prénatal ou qui décident de garder un enfant malgré un diagnostic de trisomie 21 « ont le droit à une forme de reconnaissance et de solidarité sociales allant au-delà d’une déclaration de principe. Reconnaître la trisomie 21 comme infirmités congénitales serait une pas vers une solidarité de fait », déclare le politicien.

Avec ce changement, le doit à des prestations AI ne sera certes pas automatique. Mais le devoir de la preuve pour obtenir ce droit changerait de camps. Roberto Zanetti compte déjà sur un large soutien, 43 des 46 conseillers des Etats ayant signé la motion.

Un vieux combat d’insieme

insieme salue la demande. « Intégrer la trisomie 21 dans cette liste permettrait à une revendication vieille de plusieurs décennies d’être enfin réalisée », dit Christa Schönbächler, co-directrice d’insieme Suisse.

Les avantages sont pour les familles sont clairs : d’une part, l’obligation d’une participation aux coûts (à l’image des franchises) disparaîtrait. D’autre part, les personnes concernées pourraient bénéficier de thérapies – par exemple de physiothérapies  – qui ne sont actuellement par remboursées par les caisses maladies.

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