DPI : le peuple aura le dernier mot

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Aujourd’hui 12 décembre, le Parlement a raté la dernière occasion de poser des limites claires au diagnostic préimplantatoire (DPI). Il a adopté une modification de la Loi sur la procréation médicalement assistée qui autorise le recours au DPI. insieme met en garde contre les conséquences de cette décision. insieme dit NON au changement de la Constitution fédérale dont la nouvelle loi a besoin pour entrer en œuvre. La votation populaire aura vraisemblablement lieu en 2015.

Une loi qui va trop loin

Lors de la votation sur l’autorisation du diagnostic préimplantatoire (DPI), le Parlement a adopté un projet de loi (Loi sur la procréation médicalement assistée – LPMA) qui va trop loin, aux yeux d’insieme.

Le Parlement veut ainsi introduire le dépistage chromosomique. Cela veut dire que les embryons seront déjà testés en éprouvette pour dépister et trier des anomalies chromosomiques « indésirables ».

Le DPI n’était au départ prévu que pour les couples porteurs d’une maladie héréditaire grave. Ce qui concerne environ 50 à 100 couples par année en Suisse. Mais le Parlement prévoit d’autoriser le recours au DPI lors de toute procréation médicalement assistée, avant l’introduction dans l’utérus de la future mère, afin de sélectionner les « meilleurs » embryons. Actuellement, près de 6000 couples par année ont recours à la procréation médicalement assistée. Un chiffre en constante augmentation.

Votation populaire

La loi préparée par le Parlement exige un changement de la Constitution fédérale. Ce qui demande une votation populaire. Ainsi, il faut que le peuple accepte cette modification de la Constitution fédérale pour que la nouvelle Loi sur la procréation médicalement assistée puisse un jour entrer en vigueur.

Contre un dépistage systématique

insieme s’oppose avec détermination à des tests systématiques au stade de l’éprouvette. Par conséquent, insieme dit NON à une modification de la Constitution qui pose les jalons d’une introduction du dépistage chromosomique dans la loi.

En revanche, insieme n’objecte rien à une autorisation du DPI réservé aux cas confrontés à de graves maladies héréditaires. qui permettrait à la nouvelle Loi sur la procréation médicalement assistée de voir le jour.

En ces sens, insieme demande un nouvel article constitutionnel permettant de réaliser un DPI en cas de prédisposition à une grave maladie héréditaire, tout en mettant en place des garde-fous très clairs contre un dépistage chromosomique systématique.

Pour une société solidaire

insieme s’engage pour que notre société continue d’accepter sans réserve les personnes handicapées et que les parents qui décident de mettre au monde un enfant handicapé puissent s’appuyer sur une solidarité intacte.